oreillons

Partager sur

Envoyer par email

Séparez les adresses par des virgules

Mis à jour le

Avant la vaccination, les oreillons étaient la première cause de méningite virale (infection des enveloppes du cerveau) chez l’enfant. La maladie a aujourd’hui pratiquement disparu en France grâce à la vaccination. Des cas surviennent exceptionnellement chez des adultes jeunes non vaccinés ou qui ont perdu la protection acquise grâce à la vaccination dans l’enfance.

Les oreillons correspondent à une maladie très contagieuse due à un virus (virus « ourlien »). Elle se transmet par l’intermédiaire de gouttelettes de salive contenant du virus. Dans 20 à 30% des cas, il n’y aucun symptôme et l’infection passe inaperçue.

Visage gonflé

Les oreillons se manifestent également par de la fièvre et un gonflement important et douloureux des glandes salivaires situées en-dessous des oreilles (glandes parotides). L’incubation dure environ deux à trois semaines. La personne est contagieuse plusieurs jours avant de présenter des signes et peut donc transmettre la maladie.

La maladie peut provoquer des complications graves : méningite, surdité, inflammation du pancréas ou des testicules (pouvant entraîner exceptionnellement une stérilité chez le garçon après la puberté). Il n’existe pas de traitement spécifique du virus des oreillons.

Le vaccin contre oreillons

La vaccination s’adresse aux enfants et aux jeunes adultes.

Recommandations générales

Chez l’enfant et le jeune adulte, les recommandations générales sont similaires à celles de la rougeole, la vaccination contre les oreillons n’étant possible qu’avec le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR).

Nourrissons et personnes nées à partir de 1980 : Toute personne née à partir de 1980 et âgée d’au moins 12 mois devrait avoir reçu 2 doses de vaccin ROR.

Devant l’insuffisance de la couverture vaccinale en France et face à la réapparition d’épidémies, le ministère de la Santé a recommandé, en juillet 2017, d’élargir l’obligation vaccinale à huit vaccins supplémentaires chez les bébés de moins de deux ans (CoquelucheHaemophilus influenzae bHépatite BMéningocoque CPneumocoqueRougeoleOreillonsRubéole).
Ces 8 vaccins, dont bénéficie déjà la grande majorité des enfants, deviendraient donc obligatoires en 2018 chez l’enfant de moins de deux ans, en plus des trois vaccins déjà obligatoires (DiphtérieTétanosPoliomyélite).

Schéma de vaccination

Nourrissons et enfants (de la naissance à 12 mois) :

  • 1 dose à l’âge de 12 mois.
  • 1 dose entre 16 et 18 mois

Personnes nées à partir de 1980 et âgées de plus de 12 mois :

  • 2 doses avec un délai minimum d'un mois entre les deux doses.

En présence de cas groupés dans une collectivité, une 3e dose peut s’avérer nécessaire chez l’adolescent ou l'adulte.

Avant l’introduction du vaccin en France, des centaines de milliers de cas d’oreillons étaient recensés chaque année chez l’enfant. Actuellement, la maladie a pratiquement disparu chez l’enfant, l’efficacité de la vaccination après 2 doses étant proche de 100%.

Cependant, même après 2 doses, la protection peut finir par disparaître, expliquant la survenue très occasionnelle de cas chez des jeunes adultes vaccinés dans l’enfance. Dans ce cas, la maladie est pratiquement toujours bénigne et les complications exceptionnelles.

Levaccins contre les oreillons actuellement disponibles sont produits à partir de virus vivants atténués. Ils sont toujours combinés avec les vaccins contre la rubéole et la rougeole (ROR).

Nom commercial*

Priorix®
M-M-RVaxpro®

Maladies
concernées

rougeole, oreillons, rubéole

Type de vaccin Trivalent
Pour qui ? Nourrissons, enfants, adultes
Remboursement** Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les enfants de 1 à 17 ans, et à 65% à partir de 18 ans**
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement

Priorix®
M-M-RVaxpro®

rougeole, oreillons, rubéole

Trivalent Nourrissons, enfants, adultes Pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les enfants de 1 à 17 ans, et à 65% à partir de 18 ans**

*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.
**Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires santé (mutuelles).

Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Le vaccin ne doit pas être utilisé en cas :

  • d’allergie aux substances actives, à l’un des autres composants du vaccin, ou aux résidus à l’état de traces ;
  • de maladie ou de prise d’un médicament qui affaiblissent le système immunitaire ;
  • de grossesse (de plus la grossesse doit être évitée dans le mois suivant la vaccination).

La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Effets indésirables communs à tous les vaccins injectables : 

  • Réaction au site d’injection telle que douleur, rougeur, gonflement : très fréquent (>10 cas sur 100 vaccinés).
  • Des effets généraux comme de la fièvre, des douleurs musculaires ou articulaires : fréquent (1 à 10 cas sur 100 vaccinés).
  • Réaction allergique : très rare (1 cas sur 450 000 vaccinés).

Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination. Si l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, vous devez immédiatement contacter un médecin ou les urgences médicales :

  • une éruption cutanée pouvant s’accompagner de démangeaisons ou de bulles ;
  • un gonflement des yeux et du visage ;
  • une difficulté à respirer ou à avaler ;
  • une chute soudaine de la pression artérielle et une perte de connaissance.

À savoir
La possibilité d’un lien entre la vaccination par le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et le risque de survenue d’un autisme n’a jamais été confirmée. En effet, une dizaine d’études fiables a permis de démontrer que ce risque n’est pas supérieur chez les enfants déjà vaccinés avec le vaccin ROR que chez ceux qui ne le sont pas encore. Par ailleurs, l’étude de 1998 qui avait jeté le doute dans les esprits, comportait de graves irrégularités et a été retirée par la revue qui l’avait publiée.

En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Le vaccin contre les oreillons peut être prescrit par :

  • un médecin ;
  • une sage-femme pour les femmes, l’entourage de la femme enceinte et du nouveau-né jusqu’à ses 8 semaines.

Le vaccin est pris en charge à 100% par l’assurance maladie pour les enfants et les adolescents jusqu’à 17 ans, et à 65% à partir de 18 ans. Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires santé (mutuelles).

Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.

L’administration du vaccin peut être réalisée par un médecin, un infirmier (sur prescription médicale) ou une sage-femme, en libéral, en PMI (enfants de moins de 6 ans) ou dans un centre de vaccination public. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.

L’injection du vaccin est prise en charge par l’assurance maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles.

Il n’y a pas d’avance de frais dans les centres de vaccination publics ou en PMI.

Le vaccin peut être administré par voie sous-cutanée ou intramusculaire.