Contre-indications à la vaccination

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Existe-t-il des contre-indications à la vaccination ?

Les contre-indications à la vaccination, provisoires ou définitives, sont très rares. Elles peuvent différer selon le vaccin et sont mentionnées sur la notice.

Les contre-indications les plus fréquentes sont :

  • la présence au moment de la vaccination d’une maladie aigüe avec fièvre ;
  • une allergie grave connue à l’un des composants du vaccin ;
  • une réaction allergique grave lors d’une précédente injection du vaccin.

Et pour certains vaccins : certaines maladies chroniques, déficit immunitaire (par exemple, dû au VIH, à un traitement immunosuppresseur…)

Certains vaccins ne sont pas administrés avant un certain âge, par exemple 6 mois, car ils peuvent être moins efficaces.

Avant une vaccination, votre médecin vérifiera avec vous votre état de santé actuel et passé, et vos traitements en cours. Si vous êtes une femme, il est également important de mentionner si vous êtes enceinte, projetez une grossesse, venez d’accoucher ou si vous allaitez. En cas de doute, n’hésitez pas à lui demander conseil.

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Une allergie aux œufs est-elle une contre-indication à la vaccination ?

On appelle « allergie » une réponse anormale du système immunitaire contre certaines substances : les pollens, les poils de chats, etc. Dans le cas de l’allergie aux œufs, la réaction allergique est causée par une protéine contenue dans les œufs de poule.

En cas d’allergie aux œufs, il est rare qu’elle se manifeste lorsque l’on est adulte ; elle se manifeste plutôt chez les enfants de 2 à 7 ans. Les symptômes peuvent apparaître après quelques minutes ou jusqu’à 72 h après avoir mangé un aliment contenant de l’œuf, et durent habituellement un jour ou deux. La survenue de la réaction ne dépend pas de la quantité d’œuf consommée : certaines personnes réagiront en présence d’une toute petite quantité d’œuf.

Les signes sont le plus souvent des boutons ou des rougeurs sur la peau. Des manifestations allergiques plus graves peuvent également survenir, comme :

  • une urticaire géante (grandes plaques rouges qui démangent sur tout le corps) ;
  • une crise d’asthme ;
  • un œdème de Quincke (important gonflement des lèvres et difficultés à respirer) ;
  • Et/ou un choc anaphylactique (chute de la tension artérielle, évanouissement, difficultés à respirer, troubles du rythme cardiaque…).

La fabrication de certains vaccins (fièvre jaune, grippe, encéphalite à tiques), comporte une étape de culture sur œufs de poule ; ces vaccins contiennent d’infimes quantités de protéines d’œuf. Ils sont seulement contre-indiqués chez les personnes ayant des antécédents d’accidents d’allergie graves à l’ingestion d’œufs. Il s’agit d’une situation très rare.

Si la vaccination est indispensable chez une personne allergique aux œufs, elle doit être faite à l’hôpital selon une méthode particulière dite « d’accoutumance » : des doses répétées et progressivement croissantes de vaccin sont administrés sous surveillance afin d’habituer l’organisme de la personne aux traces d’œuf contenues dans le vaccin.

N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin.

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La grossesse est-elle une contre-indication à la vaccination ?

Aucune toxicité sur le fœtus n’a été montrée avec les vaccins. On considère cependant qu’il est préférable de reporter les vaccinations après l’accouchement, sauf lorsqu’elles sont nécessaires en raison de circonstances particulières (voyage à l’étranger, épidémie…)

La vaccination contre la grippe est recommandée chez la femme enceinte, quel que soit le stade de la grossesse.

Les vaccins inactivés sont inoffensifs pour le fœtus.

Les vaccins vivants atténués sont déconseillés pendant la grossesse, bien que de nombreuses études aient montré l’absence de conséquences pour le fœtus : le risque est donc plus théorique que réel. Il est nécessaire de s’assurer de l’absence de grossesse avant d’administrer le vaccin contre la rubéole (ROR) ou la varicelle.

Cependant, une vaccination réalisée par mégarde chez une femme enceinte ne justifie pas une interruption de la grossesse.

Pour plus d’information sur votre cas particulier, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin.