Préparation et déroulement de la vaccination

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Mon enfant va être vacciné, comment le préparer ?

Vous appréhendez le moment de la vaccination de votre enfant ? Voici quelques conseils pour préparer votre nourrisson, bébé ou jeune enfant au vaccin et l’aider à dédramatiser ce moment.

Conseils pour un enfant

  • Informer l’enfant un peu avant la vaccination, de façon naturelle, sans dramatiser ni surprotéger : tout se passera bien si vous-même n’êtes pas inquiet(e).
  • Demander à l’enfant de respirer calmement et profondément au moment de l’injection.
  • Après le geste, féliciter l’enfant pour son courage.

Conseils pour un nourrisson

  • Le rassurer en lui parlant doucement, sans manifester d’appréhension. Le tenir assis sur ses genoux ou le porter dans les bras le mettra en confiance.
  • Si le nourrisson est allaité, le mettre au sein.
  • Si le nourrisson ne peut être mis au sein, lui faire boire une solution sucrée au moins 2 mn avant le geste vaccinal.
  • D’autres méthodes peuvent être utilisées : doudou, distraction, jouet, musique…

Il est inutile de prendre du paracétamol (médicament antidouleur) avant la vaccination. L’injection est très rapide et on ne sent la piqûre que quelques secondes.

L’application locale préalable (1 h avant) d’un patch anesthésiant qui réduit la douleur liée à la pénétration de l’aiguille peut être proposée par votre médecin.

L’info accessible :
Vous pouvez retrouver des conseils en Langue des Signes Française (LSF) sur le site de Santé publique France, dans la vidéo "La vaccination, c'est quoi ?"

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Est-il possible de faire plusieurs vaccins en même temps ?

Il est tout à fait possible de faire certains vaccins en même temps, au cours d’une même consultation.

Des études scientifiques rigoureuses ont montré que l’administration de plusieurs vaccins en même temps (vaccins co-administrés) n’est absolument pas dangereuse pour le système immunitaire et ne compromet pas l’efficacité des vaccins.

Un calendrier vaccinal facilité

Les possibilités d’administrations simultanées sont précisées pour chaque vaccin dans les recommandations vaccinales. Le professionnel de santé qui vous vaccine sait quels sont les vaccins qu’il peut administrer au même moment.

Faire plusieurs vaccins en même temps facilite la tenue à jour des vaccinations et diminue le nombre de consultations.

Il ne faut pas confondre vaccins combinés (plusieurs principes actifs dans une même seringue) et vaccins co-administrés (vaccins différents administrés au cours d’une même séance et à la même personne, mais à un autre point d’injection).

Exemple de vaccin combinés : le vaccin hexavalent qui permet de vacciner à la fois contre le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites à Haemophilus influenzae b et l’hépatite B.

Exemple de vaccins co-administrés : la vaccination contre les infections à Papillomavirus humains (HPV), qui peut être réalisée en même temps qu’un vaccin contre l’hépatite B.

Associations de vaccins chez les voyageurs

Avant un départ à l’étranger, il est fréquent de faire plusieurs vaccins en même temps : par exemple, le vaccin contre la fièvre jaune peut être co-administré avec le vaccin contre les méningites à méningocoques.

Pour en savoir plus :
Voir la réponse de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’idée fausse n°6 : "Donner à un enfant plus d'un vaccin à la fois peut augmenter le risque d'effets secondaires néfastes, et surcharger son système immunitaire."

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Combien d’injections mon enfant reçoit-il avec les onze vaccins obligatoires ?

La grande majorité des enfants bénéficient déjà de ces vaccins.

Si votre enfant est né à partir du 1er janvier 2018, il recevra dix injections jusqu’à l’âge de deux ans, comme c’est déjà le cas aujourd’hui pour la plupart des enfants :

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Comment se déroule l’administration d’un vaccin ?

Avant de vacciner, un certain nombre de points sont vérifiés par le vaccinateur :

La préparation du vaccin

  • Le vaccinateur vérifie que le vaccin a été conservé dans de bonnes conditions (entre 2°C et 8°C) et sa date de péremption.
  • Les seringues contenant des vaccins sont généralement pré-remplies, leur préparation est facilitée par des présentations « prêtes à emploi ». 
  • Pendant que le vaccin est préparé, on s’installe sur une chaise, un fauteuil, un endroit qui permet de se décontracter sans inquiétude. Si on préfère, on peut s’allonger.

À quel endroit du corps est fait le vaccin ?

Les vaccins ne sont jamais faits dans la fesse : les douleurs passagères liées à l’injection pourraient être gênantes.

En règle générale, au niveau de l’épaule (muscle deltoïdien). C’est la voie privilégiée chez les adultes.

Chez les nourrissons avant l’âge de la marche, au niveau de la cuisse.

Comment est injecté le vaccin ?

Une désinfection locale est toujours pratiquée.

Le mode d’injection varie selon le type de vaccin :

La grande majorité des vaccins sont inactivés (absence de particule vivante) et sont injectés par voie intramusculaire profonde.

Les vaccins vivants atténués sont injectées par voie sous-cutanée.

Seul le BCG (vaccin contre la tuberculose) est injecté par voie intradermique. Une petite papule se forme : c’est normal.

Dès le retrait de l’aiguille, c’est terminé !

La vaccination sera notée dans le carnet de santé ou le carnet de vaccination : la date, le nom du vaccin et le numéro de lot.

Aussitôt après la vaccination

Attendre un peu, le temps de vérifier qu’aucune gêne particulière n’est ressentie.

Dans de très rares cas, une allergie à l’un des composants du vaccin peut survenir ; il est pour cette raison conseillé de rester sur le lieu de la vaccination durant 20 mn, afin de signaler une éventuelle réaction :

  • démangeaisons cutanées, plaques d’urticaire ;
  • gêne respiratoire, manque de souffle, toux ;
  • maux de ventre, nausées ;
  • étourdissement, palpitations.

Si l’un de ces symptômes apparaissait, il faut le signaler ; un traitement pour arrêter la réaction allergique sera immédiatement entrepris.

Comment ne pas avoir mal ?

Il est inutile de prendre du paracétamol (médicament antidouleur) avant la vaccination. L’injection est très rapide, on ne sent la piqûre que quelques secondes. Plusieurs méthodes peuvent être proposées pour diminuer les risques de douleurs liées à l’injection :

  • se détendre, ne pas se crisper. Avant tout faire confiance au vaccinateur ;
  • il est possible d’appliquer localement au préalable (1 h avant l’injection) un patch anesthésiant qui réduit la douleur liée à la pénétration de l’aiguille ;
  • inspirer calmement et profondément au moment de la piqûre ;
  • d’autres méthodes peuvent être utilisées au moment de la piqûre par le vaccinateur, au cas par cas (tapotement, froid…)

Conseils pour un enfant

  • Informer l’enfant, un peu avant la vaccination, de façon naturelle, sans dramatiser ni surprotéger.
  • Après l’injection du vaccin, félicitez l’enfant pour son courage.

Conseils pour un nourrisson

  • Le rassurer en lui parlant doucement, sans manifester d’appréhension. Le tenir assis sur ses genoux ou le porter dans les bras le mettra en confiance.
  • Si le nourrisson est allaité, le mettre au sein.
  • Si le nourrisson ne peut être mis au sein, lui faire boire une solution sucrée au moins 2 mn avant l’injection du vaccin.
  • D’autres méthodes peuvent être utilisées : doudou, distraction, jouet, musique…

Au retour à la maison

Les impressions que l’on peut ressentir après un vaccin dépendent du type de vaccin injecté ; on recommande de ne pas utiliser l’épaule de façon intense (sport, etc.) dans les heures suivant l’injection. Dans de rares cas, un traitement contre la douleur pourra être proposé.

N’hésitez pas à contacter le centre qui a réalisé la vaccination ou votre médecin si vous avez besoin d’un conseil ou si survient un événement inattendu et dont vous pensez qu’il peut être attribué à la vaccination.

L’info accessible :
Vous pouvez retrouver des conseils en Langue des Signes Française (LSF) sur le site de Santé publique France, dans la vidéo "La vaccination, c'est quoi ?"

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Que faire si mon bébé est enrhumé le jour de la vaccination ?

Habituellement, un simple rhume n’est pas une contre-indication à la vaccination, seules des maladies infectieuses aiguës avec fièvre peuvent justifier de reporter une vaccination.

En tant que parent, il n’est pas évident d’évaluer si l’état de santé de son enfant permet de le vacciner comme prévu. Si votre bébé est malade ou qu’il a de la fièvre le jour où il doit être vacciné, parlez-en à votre médecin. Il pourra vous dire si votre bébé peut être vacciné ou s’il est préférable d’attendre quelques jours qu’il soit rétabli.